
En 1908, la fiducie du Royal Trust fait l’acquisition auprès de la Alliance Assurance Company d’un emplacement sur lequel on retrouve alors l’Imperial Building, un immeuble construit en 1889 qui avait lui-même remplacé un bâtiment dont la construction remontait à 1846 (la City Bank). Pour la Royal Trust, le choix du site est stratégique, l’entreprise disposant de solides liens avec la Banque de Montréal, son voisin immédiat. En 1912, l’Imperial Building a à peine 20 ans, mais sa démolition et la construction du nouvel édifice sont aux yeux de nombreux observateurs de l’époque le symbole de la prospérité montréalaise. On fait appel aux architectes McKim, Mead et White — une prestigieuse firme d’architectes de New York — ainsi qu’à Ernest Barott de Montréal pour la conception du nouvel immeuble de bureaux de huit étages. La construction est terminée en 1913.
Dès le départ, les loyers exigés amènent des locataires fortunés. Des étages complets sont alors monopolisés par une seule firme : la Royal Trust occupe le rez-de-chaussée, la Banque de Montréal, le troisième étage, la Dominion Glass, le quatrième. Les autres espaces disponibles sont loués à des avocats et autres professionnels. Cependant, la Royal Trust s’approprie rapidement l’espace locatif. Avant qu’il ne quitte, à la fin des années 1960, pour s’installer sur le boulevard Dorchester (aujourd’hui boul. René-Lévesque), la Royal Trust occupe presque totalement l’immeuble. Dans les années qui suivent, la Banque de Montréal, qui devient propriétaire en 1983, occupe la majeure partie de l’édifice et un lien intérieur est créé entre les deux immeubles.
Montreal, Canada(45.505, -73.558)
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Semifinalists — Public Buildings
The Editor